Chronik von Bruder Guy Musy der Gemeinschaft in Genf

Offenes Buch!

« Mourir dans la grâce et la miséricorde de Dieu »

  • Fr. Guy

Accompagnement pastoral, sacrements et miséricorde en fin de vie

Qui ne connaît, en Romandie catholique, et même au-delà, le frère dominicain Michel Fontaine, professeur honoraire (HES-SO), formé en soins infirmiers, santé publique, en sciences sociales et en éthique biomédicale ? Pendant plusieurs années, il séjourna au couvent de Genève comme animateur paroissial, prieur de sa communauté et responsable, à Genève, de la formation théologique des aumôniers et aumônières catholiques du secteur médical.

Nous ne présentons qu’un bref article de la plume du frère Michel, extrait d’un ouvrage collectif récent de 200 pages qui constitue un hors-série des Cahiers de Spiritualité Française. L’ensemble de l’ouvrage s’intitule : « Chemins de vie, chemins de mort ? Enjeux éthiques de la fin de vie ». Un sujet pas très palpitant, mais sans doute parlant au rédacteur de cette note qui s’apprête à inaugurer sa neuvième dizaine d’années de vie.

Les auteurs, spécialistes de l’accompagnement de personnes en fin de vie, ont partagé plusieurs échanges sur cette thématique très actuelle. En publiant cet ouvrage, ils ont voulu faire connaître leurs réflexions à un plus large public.

Le frère Michel n’a pas craint d’aborder, dans sa contribution, une question très discutée dans les aumôneries : « L’accompagnement pastoral au risque de l’Évangile ? Suicide assisté et sacrements ». Quelques pages lumineuses, inspirées par l’expérience et l’enseignement du pape François. Un nouveau sillon se fraye un chemin dans une pratique sclérosée.

Inutile de préciser la terminologie du sujet abordé. Chacun comprend la différence entre euthanasie et suicide assisté, même si ces actes, de nature différente, veulent supprimer le même poids de souffrances dont ils veulent libérer le malade. Supprimer, et non seulement atténuer, comme le font les soins palliatifs qui sont un autre mode d’intervention. Tout le monde sait aussi que ce genre de problèmes est devenu social et même politique. La législation diffère selon les régions et les pays.

Le discours parfois emphatique de Michel unit deux priorités pas toujours respectées : une réflexion théologique sur trois sacrements porteurs de vie dans une ambiance morbide (onction des malades, réconciliation, eucharistie) et l’impérieuse nécessité d’accompagner le malade même si ses désirs ne sont pas toujours clairement exprimés.

Michel compare ces situations avec l’épisode johannique de la femme adultère. Un rapprochement très suggestif. Jésus ne condamne pas cette femme, mais la renvoie « chez elle » pour vivre une vie nouvelle. N’est-ce pas le but des trois sacrements mentionnés plus haut ? Faire éclore la lumière dans la noirceur de la nuit ?

Le fait de conférer ces sacrements à une personne qui, apparemment, ne veut plus vivre implique un discernement de la part de l’accompagnant. Il ne les refusera pas, comptant sur leur puissance de vie. Il ne s’écartera de la scène que si la personne consomme le liquide létal. Non pas pour fuir l’insoutenable, mais pour prier Jésus sauveur et le Père miséricordieux. Le curé d’Ars disait qu’il y a toujours un espace entre l’eau et le pont pour le pardon et la miséricorde divines.

Je cite les dernières lignes de la contribution de Michel :

« Le pape François, dans son Exhortation Amoris laetitia, évoque à la fois des repères forts qu’il nous faut tenir, mais aussi des chemins qui reconnaissent les incertitudes de l’existence de plus en plus complexe.

Il nous indique un chemin difficile, celui de la logique de la miséricorde pastorale. Elle nous dit que la miséricorde n’est pas seulement l’agir du Père, mais elle devient le critère pour comprendre qui sont ses véritables enfants.

En résumé, nous sommes invités à vivre de miséricorde parce qu’il nous a d’abord été fait miséricorde.

C’est dans cette invitation à vivre de miséricorde que la place et le rôle des sacrements apparaissent comme un cheminement et un accompagnement qui conduisent à la mort naturelle ou non et qui constituent, si la personne, toujours libre de son choix, en fait la demande, un lieu privilégié de la grâce rappelant le mystère pascal : la vie plus forte que la mort. »

La conclusion est claire. Elle éclaire et rassure l’accompagnant.

Œuvre abstraite, générée par intelligence artificielle par Grok 4, créé par xAI
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