La Bible, étrangeté et évidence
- Fr. Guy
Michael Edwards, De la perpétuelle étrangeté de la Bible.
J’écoute la première partie de ce livre, qui est une traduction de l’anglais en 2025, dont l’auteur fait tout de même partie de l’Académie française.
Edwards insiste sur une lecture très littéraliste de la Bible, éloignée de nos interprétations spontanées. À lire vraiment le texte, on se rend compte que la Bible est un livre de sagesse universelle. Cette sagesse nous aide à supporter les mauvais côtés de notre vie et à déceler le bon dans ce qui est mal.
Ainsi, un exemple tiré du livre des Proverbes fait l’objet d’un long développement : « Mange du miel, car il est bon. » Le miel est bon comme la création était bonne (en hébreu tov) à ses débuts, et même comme l’arbre du bien et du mal de la Genèse, qui ne contenait pas que des fruits mauvais, mais était agréable à l’apparence et au goût.
Cette lecture est ignorée des spécialistes bibliques, qui sont pressés de commenter les textes plutôt que de les lire tels qu’ils ont été écrits et compris par leurs auteurs originels.