À l’écoute de François
- Fr. Guy
J’écoute sur Victor la cassette audio de ce livre. J’en avais abandonné la lecture, trop difficile pour ma vision malade. Mais je l’écoute sur Victor avec intérêt et plaisir.
Extraits de l’introduction :
« Une autobiographie n’est pas une affaire privée, mais plutôt un sac de voyage. La mémoire n’est pas seulement ce dont nous nous rappelons, mais ce qui nous entoure. Elle ne parle pas uniquement de ce qui a été, mais aussi de ce qui sera. »
Cette citation, empruntée à un auteur mexicain, est parfaitement adaptée à ce récit exceptionnel. Une première dans la longue histoire de la papauté. Le pape François veut transmettre un espoir puisé dans les méandres de son histoire personnelle, celle de sa famille immigrée en particulier. De là, sa détestation de la misère, fruit de la guerre et de l’injustice. Les premières pages de son livre rappellent le drame des premiers immigrés piémontais issus de sa famille, mais aussi la ténacité et le courage dont ils ont fait preuve dès leur arrivée en Argentine. Son premier voyage apostolique aura été celui de l’île de Lampedusa, où affluaient alors les immigrés rescapés des naufrages. À la fois, la dénonciation d’une injustice et un appel au secours adressé aux chrétiens et à tout homme de bonne volonté désireux de mettre fin à ce scandale humanitaire qui offense aussi le Créateur.
Ce combat fut la marque profonde de son pontificat. En témoignent ses écrits, ses prises de parole, mais surtout ses initiatives peu coutumières au Vatican. Malgré les critiques que lui valurent ses prises de position, François est demeuré confiant. L’espoir d’un monde meilleur demeure sa perspective fondamentale. Et il nous encourage tous et toutes à la partager en luttant efficacement contre la guerre et en promouvant la paix.
Faut-il terminer cette introduction ou cette mise en bouche en citant ces mots de l’éditeur ?
« Ce livre est inspiré par le désir sincère de transmettre un message d’espoir aux générations. Le pape François ne masque rien de sa jeunesse, de ses passions, de ses hésitations et de ses échecs. Il évoque les enjeux de son pontificat qui ont guidé son action : la paix, la justice et la fraternité. »
J’ajoute encore ces mots de François :
« L’espérance est la vertu du mouvement et le moteur du changement. Nous, les chrétiens, nous devons savoir que l’espérance n’est ni une illusion ni une tromperie. Tout naît pour fleurir dans un éternel printemps. »
Mais laissons le livre pour donner place à l’oreille. Je ne manquerai pas de signaler dans mon journal le meilleur de ce que j’entends.